Depuis plusieurs mois, le cycle IA & travail social réunit des professionnel·les de structures sociales, des institutions, des partenaires publics et des acteur·rices de l’innovation autour d’une question simple en apparence :
comment aborder l’intelligence artificielle dans des contextes où l’humain, la relation et la responsabilité restent centraux ?

Arrivé aujourd’hui à mi-parcours, le cycle permet de dégager des enseignements clairs sur les attentes, les usages et les dynamiques qui émergent lorsque l’IA est abordée non comme une solution miracle, mais comme un objet de discussion collective.


Un cycle qui touche large… et volontairement

Dès le départ, le choix a été fait de proposer des formats variés : tables rondes, ateliers, formations, événements sur le temps de midi.
Cette diversité n’est pas anodine. Elle répond à une réalité souvent exprimée par les participant·es : le temps est compté, les niveaux de connaissance sont hétérogènes, et les besoins diffèrent selon les rôles et les contextes.

Les premiers mois du cycle montrent que cette approche permet de toucher un large éventail d’organisations, issues aussi bien du travail social que d’institutions partenaires ou de structures intéressées par les enjeux de l’IA responsable.
Plutôt qu’un noyau restreint très spécialisé, le cycle attire de nombreuses structures, parfois avec un ou deux participant·es seulement — un signal fort que l’IA est encore souvent explorée prudemment, mais qu’elle suscite un intérêt réel.


Ce que les participant·es viennent chercher

Les données récoltées tout au long du cycle — via les inscriptions et les questionnaires à chaud et à froid — dessinent une tendance nette :

  • une majorité des participant·es vient avant tout pour identifier des usages concrets,

  • beaucoup souhaitent découvrir de nouveaux outils,

  • et une part importante exprime le besoin de partager avec d’autres structures, de comparer des pratiques, de sortir de l’isolement.

Autrement dit, l’IA est rarement abordée comme une fin en soi.
Elle devient un prétexte à la discussion, un support pour questionner l’organisation du travail, la gestion du temps, la relation aux données ou encore la responsabilité collective.


Des formats qui favorisent la compréhension… et l’appropriation

Un autre enseignement marquant concerne les formats eux-mêmes.
Les retours montrent que les méthodes utilisées — échanges, cas concrets, prises de notes visuelles, supports synthétiques — aident réellement à mieux comprendre et à se projeter.

À l’issue des événements, une large majorité des participant·es indique savoir comment avancer, même sans avoir toutes les réponses.
Certaines structures commencent à réfléchir à la place que l’IA pourrait (ou non) prendre dans leurs pratiques, d’autres identifient simplement ce qu’elles ne souhaitent pas faire — ce qui est déjà, en soi, un résultat.


Produire des ressources pour prolonger les échanges

Le cycle ne se limite pas aux événements eux-mêmes.
Progressivement, une boîte à outils s’est constituée, regroupant des ressources issues du cycle :
vidéos, fiches pratiques, prises de notes synthétisées, fresques visuelles, glossaires et supports pédagogiques.

Cette boîte à outils, récemment mise en ligne, vise un objectif simple : permettre aux échanges de continuer au-delà des événements, au rythme et selon les besoins de chaque structure.
Elle s’inscrit dans la même logique que le cycle : rendre l’IA plus lisible, plus discutable, sans l’imposer.

🔗 La boîte à outils est accessible ici : https://pretotype.ch/cycle-ia/#BAO


Et pour la suite ?

La deuxième moitié du cycle s’ouvre maintenant, avec de nouveaux rendez-vous à venir.
Les prochains événements continueront d’explorer les usages concrets, mais feront aussi davantage de place aux questions éthiques, sociétales et légales, qui émergent naturellement dès que les usages se précisent.

À mi-parcours, une chose apparaît clairement :
ce cycle répond à un besoin réel, encore peu couvert, d’espaces où l’on peut parler d’IA sans posture d’expertise, mais avec exigence, esprit critique et attention aux réalités du terrain.

La suite du cycle est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent rejoindre la réflexion, que ce soit pour tester, questionner, observer… ou simplement écouter.